Ile Vestmann

En ce moment, nous séjournons près de Hvosvlollur (Encore un nom cauchemar des auto-stoppeurs). Par conséquent, juste en face des Îles Vestmann. Un troupeau d’îles volcaniques dont la plus jeune île du monde : Surtsey, formée en 1963. Au milieu de ce tas de cailloux, on retrouve Heimaey, peuplée d’environ 2000 humains vikings et qui est accessible aux visiteurs. 2 volcans, des falaises avec foules d’oiseaux, pas besoin de plus de raisons pour grimper dans le ferry.
A la sortie de ce dernier, on peut donc découvrir la ville, qui n’a rien de bien spécial si on excepte la coulée qui coupe littéralement la ville. Mais comment ce truc est-il arrivé là ? Va falloir que je vous l’explique.

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Il y a 45 ans, l’île d’Heimaey était paisible, les brebis paissaient et les gens pêchaient. Puis un beau jour, les habitants de l’île furent réveillée par une éruption volcanique devant leur porte. Les 3/4 quarts des habitants furent évacués par les bateaux de pêches, tandis que 500 personnes restèrent les 8 mois que dura l’éruption pour faire tourner les pêcheries. Ce qui amène le point suivant : vivre normalement, avec une éruption et une coulée de lave devant ta porte, ça impose le respect. Au final, l’éruption n’a fait qu’un seul mort, et a créé 2.4 km² de terre sur l’île.

Aujourd’hui, il ne reste plus de l’éruption qu’un cône de 200 m de cendres et roches volcaniques, ainsi qu’une coulée de lave de 16 m de haut recouvrant une partie de la ville.

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Le résultat additionné à temps typique du milieu de l’Atlantique donne une impression fantomatique. C’est aussi sur cette coulée que se situe le point de départ de notre randonnée. On avance donc sur un cimetière de maison, sans métaphore, des plaques jalonnent le sentier représentant les défuntes habitations.

C’est ensuite l’heure d’attaquer la montée la vraie, on se motive, on se lance, on fait les premiers pas et on arrive au sommet du cratère…Oui, c’est court, 200m de haut. Outre la vue impressionnante sur les îles Vestmann et l’Eyjafajokull en fond, se trouver sur ce volcan est perturbant. On passe ainsi d’une végétation islandaise « luxuriante », à un désert total, la roche a changé de couleur, passant du noir au rouge. C’est comme être sur un bout d’une autre planète qui se serait perdu.
Rajoutez à cela le fait que le volcan en question n’est pas éteint, et que dès qu’on met la main dans une cavité de roche ou même si on cherche bien sur des zones très localisées, on peut sentir de la chaleur, pas de quoi griller des tartines, mais suffisamment pour que je me brûle en attrapant le mauvais cailloux.

Au final, monter sur ce volcan est fort sympathique, et très rapide puisque la montée se fait en moins d’une heure. De là, il est facile de passer sur l’autre volcan, ou redescendre en ville, explorer les falaises du reste de l’île, qui, selon la saison sont potentiellement remplies de macareux (Je n’en parlerai pas…).
Avant de vous quitter, voici les photos sur le thème des Îles Vestmann :

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