Le parc de la Mauricie

Jour 3

Nous arrivons aux abord du Parc National de la Mauricie. Sitôt passé le panneau « Bienvenue », le réseau téléphonique disparaît, un premier signe de l’éloignement de la civilisation. ..qui revient en force 100 m plus loin avec le pavillon d’accueil, la billetterie et la queue de camping-car qui attend son tour.

On pourrait râler, pester contre les touristes, mais les véhicules sont cantonnés à l’unique route qui traverse le parc et aux campings soigneusement aménagé, le reste du parc reste réellement sauvage. Les bâtiments sont aussi simplement le fruit d’une gestion de l’endroit différente de la Française, ici, l’entrée est payante, en échange d’un personnel plus présent, et d’aménagements plus modernes.

Une petite marche

Pour notre premier après-midi dans le parc, nous décidons de marcher sur une boucle autour du « Lac Solitaire » (qui porte très mal son nom étant entouré d’au moins 3 lacs ). Le paysage est typique du Québec : d’épaisses forêts de pins jouxtent le lac et ondulent avec les collines. Le mauvais temps qui se prépare autour n’enlève rien à la beauté du panorama, en revanche, on aura droit à une bonne douche froide ! Un seul détail nous frappe, un rongeur passe devant nous, pas craintif pour un sous trimballant une petite pièce de plastique, et nous prouve que même en faisant tous les efforts du monde pour protéger un endroit, il y aura toujours des déchets jetés, ou une autre forme de pollution…

La beauté du lieu

Les forêts québécoises sont également réputées pour les ours noirs, il y en a d’ailleurs plus de cent dans le parc. Ils ne sont généralement pas agressif et on ne les croise que rarement. Ils ont tendance à s’éloigner de ce qui est odorant ou bruyant, et un touriste, pas forcément du point de vue d’un ours, n’est pas ce qu’il y a de plus discret. En revanche, contre le vent et sous la pluie, il peut arriver d’en surprendre un et, nous, nous avons trouvé un ourson ! En train de descendre d’un arbre, via la méthode « chute en cassant des branches pour se ralentir ». Pas le temps de rester car qui dit ourson dit Maman ours à proximité, maman ours en colère, je précise.

Le lendemain, lesté de nos sacoches, nous traversons un bout de la route du parc, passant de lacs en lacs, à l’instar de nombreux cyclistes qui utilise la route pour se balader ou s’entraîner. La distance était trop grande pour nous, mais pour ceux qui passerait dans le coin, on recommande le Lac Wapizagonke qui est le plus beau du parc. C’est après cette virée, que nous partons pour le Lac-St-Jean, via la route 155.

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