Lac Saint Jean

Notre jour de congé terminé, nos sacoches remises bien en équilibre sur nos vélos. On reprend la route avec le cœur léger, et l’envie d’en voir plus.

Dès la sortie du parc, nous retrouvons du réseau, vite, on en profite pour regarder notre trajet, on doit emprunter la route 155. C’est super on la voit de notre point de vue. Le problème, il y a une rivière entre nous deux, et bien sûr, il n’y a pas de pont, ça serait trop facile sinon. Il nous faudra redescendre dans la ville en dessous, ce qui nous fait faire un petit détour d’une trentaine de kilomètres. Qu’on devra effectuer sous la pluie, je vous avoue qu’à ce moment là, j’ai rêvé qu’un pont apparaisse, pour nous éviter de finir noyé sur la route. Bon l’aventure, c’est l’aventure, me direz-vous.

On finit par atteindre le « pont » tant attendu. Et une fois notre petite rivière traversée. Il nous reste plus qu’à suivre la route 155 jusqu’au lac St Jean, notre prochaine grosse halte.

Le temps n’étant toujours pas avec nous, et la journée déjà bien entamée, nous cherchons un coin où poser notre tente. Une tâche très difficile dans cette région où énormément de forêt sont privées.

Après deux heures d’efforts et trempés jusqu’aux os, nous trouvons un petit coin à coté d’une route peu fréquentée. La pluie s’arrête au moment où nous montons la tente, une belle aubaine, c’est comme si quelqu’un tout là-haut voulait se faire pardonner.

Enfin bon continuons

Géographiquement, nous sommes proches du parc de la Mauricie. Il se peut donc qu’il y ait des ours. Nous en avons déjà croisé un, mieux vaut éviter qu’un autre s’invite dans notre tente durant la nuit. Nous éloignons donc notre nourriture de notre lieu de camping. On la récupérera le lendemain matin avec, j’avoue, un certain mal. Oui, on avait oublié où celle-ci était accrochée. Notre point de repère pour la récupérer était un arbre tombé à terre. Ce qui, dans une forêt est en fait très commun. Bref, une petite erreur de notre part, la prochaine fois nous nous y prendrons mieux.

Le lendemain nous nous retrouvons sous la pluie, encore… C’est sans grande motivation que nous enfourchons nos vélos. Heureusement pour nous, la route est plate. Ce qui nous permet d’ajouter de la distance entre nous et ce mauvais temps. Nous retrouverons le soleil deux jours plus tard. Et nous en profiterons pour faire sécher toutes nos affaires et prendre quelques couleurs.

Le Lac-St-Jean

Nous avons roulé dans des collines, traversé des paysages désertiques digne d’un film de western, gravis des « montagnes » qui semblait insurmontables et qui apparaissaient aussi vite qu’elle disparaissaient sous nos roues qui bombardaient l’asphalte.

Et ça y est enfin ! Nous arrivons à destination.

Nous surplombons le lac-st-jean, une descente nous sépare de cette grande étendue d’eau. Un dernier effort avant la fin de notre journée. Notre compteur affiche 87km parcourus. On s’octroie 5 minutes de pause pour admirer la vue, et on repart de plus belle sur nos bolides. Nous dévalons la pente a vive allure, tellement vive, que nous atteignons les côtes en moins de 10 minutes. Le lac est immense, j’ai même du mal a croire que ce n’est qu’un lac et non pas une mer. Impossible de voir la rive d’en face. Ce « lac » fait en effet 24km de large pour 43km de long. Je ne serais même pas étonnée de voir une baleine sortir de l’eau ou le Titanic amarré sur la côte, ce qui serait possible avec ses 63m de profondeur. Le tour fait plus de 250 kilomètres, un peu trop long pour nous. On ne pourra pas faire le tour du lac. On avancera sur 10 kilomètres avant de trouver un camping pour la nuit. On finira la journée dans une franche camaraderie autour d’un bon barbecue partagé avec d’autres campeurs.

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