Shawville – Best rencontre ever

Au petit matin on empaquette tout nos bagages, et on quitte la ville. On emprunte la route 148.

On retourne dans la province du Québec. 

Sur notre carte du Canada nous avons remarqué un petit lieu a voir, une toute petite étoile perdue au milieu de toutes ces routes qui parsèment la région. Les Bonnecheres caves, à première vu, ça a l’air sympa de pouvoir visiter des caves. Un petit détour à faire avant d’aller à Toronto. Un détour qu’on ne regrettera pas le moins du monde.

Le but, atteindre Shawville puis changer de route direction l’Ontario, et Bonnechere Caves. Rien de bien compliqué. 

Seulement 80 km sépare Ottawa et Shawville. On planifie de dormir là bas. c’est sous une belle pluie que nous avançons laborieusement. Jusqu’à une zone de travaux. Au bout d’un kilomètre sur cette zone assez dangereuse, on se fait suivre et klaxonner par une voiture. Surement un automobiliste pas très content que l’on empiète sur sa voie de quelques centimètres.

Mais que nenni. On s’arrête pour savoir ce qu’il veut, et au pire lui dire qu’on a pas le choix de passer par là. Mais avant même d’avoir à se justifier, il nous propose de monter avec lui pour nous éviter ce lieu un peu trop dangereux pour des cyclistes. On accepte instantanément la proposition, laissant de côté tous les avertissements des parents. On est des rebelles, on monte dans la voiture d’un inconnu. Non seulement il nous avance d’une vingtaine de kilomètres, nous laissant à 10 kilomètre de notre point de chute de ce soir. Mais en plus il nous évite une partie de la pluie et nous dépose devant une piste cyclable qui traverse une forêt. On s’arrêtera quelques kilomètre plus loin a cause de la pluie. 

Et elle n’est pas prête de s’arrêter. 

La pluie, la pluie, la pluie, et encore un peu de pluie

Le lendemain matin après une grosse réflexion sur le fait de rester ici ou de repartir. On lève le camp sur les coups de 10h30. Cela ne sert a rien de rester, la pluie est prévue pendant plusieurs jours. Alors autant avancer. Et puis on est déjà humide de toute façon, plus ou moins on ne verra pas la différence. 

Sur les coups de 11h, on s’arrête faire le plein de provision à la supérette de Shawville. 

En sortant, alors que l’on tente de ranger, tout penaud, nos provisions dans nos sacs. Une personne vient nous interpeller. 

Une rencontre inattendue

“Ne partez pas, j’habite dans le coin, venez chez moi, je suis cyclotouriste et je sais que ce n’est pas marrant de pédaler sous la pluie. Pour aller chez moi vous prenez cette route puis celle ci et vous êtes arrivé. Prenez l’étage inférieur, faite comme chez vous, ce n’est pas barré vous pouvez y aller. Au fait, je m’appelle Pierre.“

Sur le coup je ne comprends pas tout. C’est le matin je suis encore endormie. Les seules mots qui sortent de ma bouche sont des “Heuuuu, ouiii, heuuuu”, mais heureusement je peux compter sur mon camarade pour compléter mes phrases c’est “ bennn, heuuuuuu, ahhhh” accompagnait très bien mes paroles. C’est plus calmement que Pierre, nous expliqua la marche à suivre, et d’un regard on a accepté. Après tout il pleut que risque t’on? Le plus gros risque que l’on prend c’est de devoir faire un détour de 6km, si jamais c’était un mensonge. 

On accepte que Pierre nous prenne nos provisions, on avait vraiment pas la motivation de les rentrer dans les sacs de toutes façons. Nous lui avons même laissé une cargaison très importante à nos yeux, à un point qu’on s’est que nous le retrouverons coûte que coûte, il a nos cookies, la marque Décadent, les meilleurs.

Une longue et incertaine recherche commence

On part à la recherche de sa maison, au bout de 2 kilomètres, on commence a se demander si on a bien fait. Après tout on ne le connaît pas ce monsieur, et merde, on lui à laissé nos courses, si jamais on ne trouve pas l’endroit on l’aura dans le baba. 

Mais comme il l’a dit après 3km, la bonne rue s’affiche, allez on tourne à gauche plus que 3,5 km normalement. Pendant ce trajet on a tout le temps de se demander comment ils numérotent les maisons ici, il n’y a absolument aucune logique. Enfin passons, parce qu’un beau panneau avec le nom de “Pierre” se trouve sur notre gauche. On y est. Si tout ce qu’il a dit s’avère vrai, la maison est ouverte ainsi que le garage. Et Tabarouette, c’est le cas.

On enlève nos affaires, pose les vélos, et on s’installe, un petit tour du propriétaire. Et Wow, on est à l’abri. On se trouve dans le rêve canadien, la maison cosy, dans la forêt au bord du lac, avec une petite plage privé et le ponton pour les canoës. La paix assurée.

Il est 12h, il nous faudra attendre les 15h pour réellement faire la connaissance de nos hôtes. Et que dire sur eux, à part qu’ils sont fantastique. 

On a passé 4 jours parmi eux, 4 jours géniaux, à partager sur beaucoup de sujet, autour de jeux. Ils nous ont fait découvrir les joies du canoë sur lac. On a ensuite pus faire une balade le long de la rivière des Outaouais. En retour nous leurs avons fait découvrir les joies des expressions françaises, et au mieux la cuisine niçoise.

Déjà le départ du paradis

Ce fut une courte visite, et pourtant c’est étonnant de voir a quelle point il a été difficile de leur dire au revoir. 

Pierre nous propose de nous amener au Bonnecheres Caves, on ne va pas refuser un moyen de rester plus longtemps auprès d’eux.

Le lendemain nous sommes allez visiter ces caves, un très bel endroit mais si vous avez le choix, pas comme nous. Eviter de faire la visite avec un groupe scolaire. Je sais que ce n’est pas bien, mais au bout de 10min j’espérais que la grotte s’écroule sous eux. Ou alors qu’ils tombent dans un trou sans fond, où ils se feraient manger par des créatures mythologique. 

Petite bouteille a la mer : “ Pierre et Mado, vous nous manquez beaucoup, on vous aime. Gros bisous, A bientôt on l’espère”.

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