En route pour la péninsule

C’est le départ, on charge nos vélos, rend les clés de la chambre, et on s’en va. On n’a pas fait 10 m que le porte-bagage fraîchement installé d’Adrien fait déjà des siennes. Aller retour chez le mécano. On bataille avec le vendeur pour qu’il règle le problème rapidement.

À 11h20 le vélo nous est rendu, on recharge tout et on s’en va pour de bon. Notre prochaine grosse destination, est Tobermory. On l’atteindra sûrement la semaine prochaine.

En attendant pour ce soir on va se diriger vers Hamilton. Au vu de l’heure tardive, on s’arrêtera sûrement avant. On va longer le lac toute la journée, on trouvera bien notre bonheur.

C’est vers 16h, que l’on décide de chercher un spot pour la nuit. Pour celui-ci il nous a fallu 1h de recherche intensive, à faire des allers-retours incessants, tombant souvent sur des routes privées ou des chemins menant nulle part. Mais à force de persévérance, on a fini par le trouver.

Le SPOT parfait, parce que oui, un spot parfait peut exister. Certes, les critères peuvent varier pour chacun et selon le moment. Mais pour nous, à ce moment-là, il nous fallait un endroit près du lac que nous longions depuis un bon moment, sans le bruit de la route et de la ville, et bien sûr un coucher de soleil à tomber raide. Malgré le chemin un peu difficile pour des vélos chargés comme les nôtres nous nous risquons, ce sera demain matin que cela risque d’être drôle surtout.

C’est donc sur une petite plage de sable que nous posons nos affaires, mais avant de déballer toutes nos affaires, on se doit d’aller se jeter dans le lac.

Les 30° que nous avons supportés toute la journée, nous incitent à y rester un long moment. Il est encore tôt lorsque l’on sort de l’eau, on enchaîne avec sieste, goûter, jeux de cartes. On se fait même offrir des vodkas soda par des locaux.

Vers 20h, les derniers baigneurs s’en vont. On commence à monter notre camp pour la nuit. Avec la plage de sable on s’improvise une cuisinière de fortune, deux feux, un pour faire revenir les oignons et les poivrons dans une poêle, l’autre pour chauffer les pâtes. Ce moment, quand tout marche bien on se sent un peu comme des minis Mac Gyver. C’est tout con mais ça fait des super-pâtes et surtout ça change de la sauce tomate qui commençait à devenir insipide. Et puis franchement ça reste classe.

Le lendemain on lézarde un peu, on tarde à partir, l’endroit est tellement parfait. On retourne se baigner. On aperçoit une petite tortue qui se bat avec l’eau veut-elle aller sur la plage, ou veut-elle aller dans l’eau, nul ne le sait. En attendant je sors mon appareil photo. Il m’aura fallu pas loin de 20 min pour essayer d’en faire une photo à peu près potable, prise dans les vagues, ce ne fut pas une mince affaire.

Après cette petite victoire, on replie notre campement et on s’en va. Et la vient le moment magique. Une toute petite montée bien raide, pour quitter la plage, qu’il nous est impossible de monter même en s’y mettant à deux pour pousser le vélo. Heureusement que Superman (autrement appelé “promeneur aléatoire”) passait par là pour nous aider à le monter sans même montrer un trait de difficulté sur son visage. Difficulté passée. On enfourche nos vélos. Et c’est parti, direction Guelph. On n’a pas de point d’attache pour le soir. Mais comme d’habitude on s’y prendra au dernier moment.

Sur notre route nous rencontrons Mathilde, une autre jeune cyclotouriste française. Comme par hasard elle va elle aussi à Tobermory, le monde est petit. Après 30 min à se parler et s’échanger des conseils et astuces, nos deux petits groupes repartent. Deux routes, deux choix une destination, il nous est pas venu à l’esprit de faire route ensemble. Tant pis on se recroisera sûrement qui sait.

On peut prédire une longue journée ensoleillée, ne nous plaignons pas, ça pourrait être de la pluie (Merci Captain Obvious). Une étape de 70 km nous attend pour un dénivelé positif de 400 m. Et en somme cette journée fut la même que les précédentes, chaude, très chaude. Le point positif, on entretient notre bronzage dorsal.

15H30, on s’arrête prendre une crème glacée, on en profite pour envoyer deux demandes sur Warmshower et on repart. 17h, toujours rien, on tente une dernière annonce : on reçoit une réponse positive immédiate. Ce soir on plantera la tente dans un jardin de Guelph. Nous rencontrerons les propriétaires plus tard dans la soirée qui nous invitent à prendre le petit déjeuner ensemble demain. Un petit déjeuner typiquement américain et une photo plus tard, on repart. Direction Wal-Mart, il est temps de faire le plein.

Vous vous souvenez de la cyclotouriste rencontré la veille? On s’est recroisé, et cette fois si on a décidé de faire la route ensemble.

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